Après s’être fait éliminé au deuxième tour du
Masters 1000 de Miami, David Nalbandian profite de quelques jours de repos
avant le quart de finale de Coupe Davis contre la Croatie, le week-end du 6 au 8
avril.
Avant de quitter la Floride, l’Argentin a prit le temps de répondre aux questions de Miguel Angel Bertulotto (Clarin) sur
ses chances de gagner un Grand Chelem, le retour de Del Potro en Coupe Davis et
les Jeux Olympiques.
Q : A Miami, vous avez perdu face à Janko Tipsarevic, un joueur du
top 10 que vous avez battu la semaine précédente à Indian Wells. Pourtant,
à la lumière de votre excellent parcours en Californie et de votre progression
dans le classement où vous êtes passé de la 74ème place à la 50ème
place, et avec votre niveau de tennis qui revient en force, peut-on encore espérer
vous voir gagner un Grand Chelem ?
DN : Non, je ne peux en aucune façon avoir l'espoir de gagner
un Grand Chelem. Djokovic, Nadal, Federer et Murray, les quatre au sommet,
ont un niveau très élevé et il y a une nette différence entre eux et le
reste. Les battre lors d'un tournoi de ce genre, et dans ce qui serait
essentiellement des matchs consécutifs, c'est impossible. A 30 ans et après
avoir subi trois opérations, je ne peux pas aspirer à ce genre de chose. J’ai
fait une croix dessus.
Q : Pensez-vous que pour votre carrière, ne pas avoir gagné un
Grand Chelem est une question en suspens ?
DN : Je ne sais pas si je pense de cette façon. Quand j’ai
été très près d’en gagner un je n'ai pas le faire. Parce que mes
adversaires étaient meilleurs, parce qu'ils ont joué leurs chances à fond, mais
peut importe ça s’est passé comme ça. Je suis un contemporain de Federer,
de Nadal... Maintenant il y a Djokovic, Murray... Fondamentalement il n’y
a aucune chance. Avec eux sur le circuit ce n'était pas facile de gagner
un Grand Chelem. Qu'est-ce que je peux faire... En fait, je ne ressens pas
cela comme un échec. Ca n’a tout simplement pas pu se faire.
Q : Comment jugez-vous le retour Del Potro dans l'équipe de
Coupe Davis ?
DN : C’est très bien. C'est génial qu'il revienne car vous
devez toujours être en mesure de vous appuyer sur les meilleurs
joueurs. J'espère que nous pourrons tous faire notre part pour le bien de
l'équipe.
Q : Il y a une phrase qui a été dite sur les chances de
finalement gagner la Coupe Davis : maintenant ou jamais. Jouer à domicile est
une sorte de carburant pour de telles attentes. Avez-vous pensé également que
c'est maintenant ou jamais ?
DN : Ceux sont les journalistes qui ont dit ça. Et je ne
sais pas si les gens pensent la même chose. Nous (l'équipe) n’avons jamais
dit cela. […] C’est vrai que l'avantage du terrain signifie que nous sommes
favori contre la Croatie, et nous devons tirer le meilleur parti de cette
situation. Mais les matchs doivent être joué et gagné. Nous devons
rester très calme et ne pas nous mettre une pression supplémentaire.
Q : Est-ce que remporter la Coupe Davis sera une façon parfaite
pour de terminer votre carrière ?
DN : Je ne sais pas. Ce que je veux, c'est la gagner. Ensuite,
nous verrons ce que je ferai...
Q : Vous attendiez-vous à une performance comme celle-là à Indian
Wells ? Vous avez atteint les quarts de finale, un match perdu face à
Rafael Nadal, mais avant cela vous aviez battu Marin Cilic, Janko Tipsarevic et
Jo-Wilfried Tsonga.
DN : J'ai joué assez bien, c'est vrai. Mais je dois
continuer à m’améliorer dans les deux domaines, le tennis et la forme physique,
afin d'être plus constant face à des joueurs qui sont en haut du
classement. Je sais que c'est la bonne façon d’y arriver, la bonne voie,
et j'espère que je pourrai continuer comme ça.
Q : Espérez-vous jouer les Jeux Olympiques ?
DN : Oui, bien sûr. Mais là je ne suis pas
qualifié. J'espère que je pourrai le faire et jouer là-bas. Ce serait
génial.
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