Encore en vie après la victoire du double Argentin,
il fallait un miracle pour continuer d’espérer. Del Potro a tout tenté mais cet
après-midi à Séville, Rafael Nadal a prouvé qu’il était bien le meilleur sur
terre battue. En s’imposant 1/6, 6/4, 6/1, 7/6, le numéro 2 mondial permet à
l’Espagne de soulever un 5ème saladier d’argent.
Comme en 1981,
2006 et 2008, la Coupe Davis s’est de nouveau refusée à l’Argentine. Mais
contrairement à la dernière finale perdue (contre l’Espagne également), l’édition
2011 est certainement moins douloureuse. En effet, après les nombreuses
blessures de Nalbandian et Del Potro durant l’année, arriver en finale était
déjà synonyme de succès.
On a souvent
l’habitude de dire que les victoires de demain se construisent grâce aux
défaites d’aujourd’hui. Même si cette foi encore ce dicton n’a pas pu se
vérifier, on ne peut que reconnaître les progrès de cette équipe. Après le
fiasco de Mar Del Plata, les deux leaders Argentins ont su mettre de côté leur
égo pour se donner une chance de l’emporter.
On ne pourra pas non
plus reprocher à leur capitaine d’avoir prit des risques tactiques. Se priver
de Nalbandian en simple afin de le préserver pour le double était certainement
le meilleur choix et tout miser sur les matchs contre Ferrer n’était pas si dénué
de sens. Mais en face c’était l’Espagne, un adversaire redoutable à domicile,
invaincu depuis 1999. En face, c’était Nadal, roi incontesté de la terre
battue.
Comme en 2008,
c’est l’armada Rouge qui l’emporte, 3-1. Mais cette foi, la défaite est moins
amère. Cette foi, l’Argentine a trouvé un équilibre entre ses joueurs. Un Del
Potro en forme a prouvé qu’il pouvait rivaliser avec les meilleurs. David
Nalbandian, dont l’amour pour cette compétition n’est plus à prouver, peut
apporter énormément comme en témoigne sa très bonne performance en double avec
Eduardo Schwnak.
Alors certes,
l’Argentine est devenue la première nation à perdre 4 finales sans en gagner
une seule, mais comme le dit le dicton : les victoires de demain…
La réaction de
Nalbandian
David Nalbandian
n’est pas connu pour être expressif et loquace lors des conférences de presse.
Cependant, contrairement à 2008, le natif de Cordoba a tenu à se présenter et à
répondre avec dignité. « Je suis
heureux et satisfait de ce que nous avons fait, le staff technique et les
joueurs. Nous avons fait une grande année. Nous sommes arrivés ici en forme.
Nous savions que l'Espagne est une équipe très forte chez elle. Mais nous
sommes tranquilles », a-t-il dit, bref, avant d’ajouter : « Parfois, il ne se passe pas ce qu'on
espère, mais nous devons être satisfait. L'adversaire était meilleur. »
Interrogé sur les
mots qu’il a eut pour réconforter Del Potro à la fin du match, l’ancien n°3
mondial a résumé : « Je lui ai dit
ce qu’on dit à un partenaire qui a tout donné sur le terrain, des choses
d’équipier. »
Enfin, il s’est
projeté sur la saison à venir : « Les
Jeux olympiques sont importants et la Coupe Davis aussi, je la garde toujours à
l'esprit. L'année prochaine nous aurons une série difficile d'entrée contre
l'Allemagne. Nous devrons bien nous préparer et aller là-bas pour gagner. Ensuite,
en jouant à domicile nous aurons plus de chances. Mais il y a des équipes qui
sont fortes sur toutes les surfaces. Ce sera une année difficile. »
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