La mission était impossible,
mais l’Argentine l’a fait : battre la Serbie tenante du titre et invaincu
à domicile. L’Argentine est en finale pour la quatrième foi de son histoire.
Vainqueur du double samedi,
la Serbie se devait de remporter ce quatrième match pour continuer d’espérer. Novak
Djokovic a donc décidé d’enfiler son costume de sauveur, un costume trop grand
aujourd’hui (dimanche) pour celui qui domine la planète tennis depuis le début
de l’année. Diminué par une blessure à l’épaule qu’il traine depuis la finale
de l’US Open, le n°1 mondial a dû jeter l’éponge face à un Juan Martin Del
Potro très solide. Victorieux 7/6, 3/0, ab, l’Argentin offre à son pays une
nouvelle chance de remporter le saladier d’argent.
La présence conjointe de David
Nalbandian et Juan Martin Del Potro, qui se retrouvaient trois ans après la
terrible désillusion de Mar del Plata, était très attendue. La victoire acquise
dans l’adversité a permis d’apporter des réponses encourageantes pour l’avenir :
en dépit de leurs différents, leur objectif commun de remporter cette épreuve est
un moteur essentiel à cette équipe.
Arrivé en courant sur le
court après la victoire de Del Potro, David Nalbandian ne tarissait pas d’éloge
sur son jeun compatriote, soulignant aussi la bonne cohésion du groupe.
« J'ai souffert en regardant le match depuis les
vestiaires, mais Juan Martin servait très bien et ça devenait de plus en plus
difficile pour Djokovic. Il a joué un match presque parfait. Maintenant, on
est en finale… Jouer en Espagne sera très difficile. Je suis contant de la
façon dont on a travaillé cette semaine, nous avons tout donné. C’est dommage
pour Djokovic, mais il est maintenant temps de profiter. »
Une chose est sûre, cette
victoire a fait du bien. Elle a permit de resserrer les liens et de dissiper les
doutes. Mais au-delà de l’immense joie que procure ce succès à Belgrade, la
possibilité de voir Nalbandian et Del Potro vivre en harmonie au sein de
l'équipe est désormais envisageable. Leur présence est fondamentale pour espérer
remporter enfin ce trophée. Pour cela, il faudra aller défier l’Espagne elle aussi
invaincue sur ses terre pour ce qui sera le remake de la finale perdue en 2008.
Le rendez-vous est pris du 2
au 4 décembre, vraisemblablement à Valence.

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