De retour chez lui à Cordoba, David Nalbandian a accordé une
interview dans laquelle il a donné son sentiment sur la finale de la Coupe
Davis à venir contre l’Espagne.
David Nalbandian vie les jours qui suivent le succès contre
la Serbie le plus naturellement du monde. Avec ses 21 participations en 9 ans,
le « vétéran » sait que malgré cette grande victoire, le chemin est
encore long avant que la Coupe Davis ne vienne enfin orner la salle des
trophées du tennis Argentin. Pour cela, il reste une marche à gravir contre la
toute puissante Espagne de Rafael Nadal invaincu chez elle depuis 1999.
Q : Avec les expériences du passé, quelles sont les
erreurs qu’il ne faudra pas commettre lors de la finale ?
DN : Je ne sais pas quelles erreurs, c’est difficile de
les pointer du doigt. Nous devons nous concentrer afin de faire du mieux
possible lors de ce week-end. Nous avons plusieurs jours pour nous préparer.
Nous sommes bien en tant que groupe. Il faut qu’on travaille de la meilleure
des façons afin d’arriver de la meilleure forme possible, il n’y a pas de
secret.
Q : Difficile de croire que cette nouvelle finale contre
l'Espagne ne sera pas pour vous comme une revanche de celle perdue en 2008.
DN : Ceux sont des conditions différentes, des temps
différents. L’Espagne est une équipe extrêmement dur et difficile à battre à
domicile, « Rafa » est le meilleur joueur sur terre battue. Nous devons
essayer de penser à faire un bon week-end, comme ce que nous avons fait en
Serbie où tout s'est très bien passé.
Q : Quelles notes différentes voyez-vous entre cette
équipe et celle de 2008 ?
DN : C'est très différent, il y avait un autre staff
technique. De cette équipe il ne reste que Juan Martin et moi, et nos relations
s'améliorent énormément. C'est bien pour nous et pour l'équipe. Cette année,
nous avons juste à aller « saisir cette occasion », nous n’avons pas
à organiser, choisir un lieu, les balles ou la surface.
Q : Quelle est la clé pour vaincre une équipe qui
semblait imbattable à cause de Djokovic ?
DN : Nous avons bien joué et nous avons gagné tous les
points importants, je pense que c'est simplement ça. Nous avons profité du
forfait de Djokovic le vendredi lorsque j'ai battu Troicki, nous avons pu
capitaliser pour mener 2-0, et Del Potro a joué un match incroyable contre
Novak. Mais cette demi-finale était vraiment très difficile.
Q : D’un point de vue personnel, vous participerez à
votre troisième finale de Coupe Davis, sera-t-elle la bonne ?
DN : Je ne regarde pas les statistiques, mais je suis content
de jouer ma troisième finale.
Mais au-delà des statistiques, remporter la Coupe Davis
n'est pas facile. C'est pour cela que nous n'avons pas réussi. Je suis content pour
le groupe et pour l'équipe, nous avons travaillé très dur et le tennis Argentin
mérite ces trois finales auxquelles j’ai participé et celle avec Vilas et Clerc
(perdu contre les Etats-Unis en1981). Tout au long de l'histoire du tennis
Argentin, nous avons eu de bons joueurs qui auraient mérité de la remporter.
Q : Comment imaginez-vous cette finale ?
DN : Je pense que des trois finales que nous avons
joué, celle-ci sera la plus difficile et de loin. Il reste encore 2 mois et
demi et beaucoup de choses peuvent encore arriver. C'est un rendez-vous très
difficile qu’il faut aborder avec beaucoup « d'esprit ». Nous devons
nous concentrer sur les points que nous avons plus de chances de gagner.
Q : Comment l’aborder avec beaucoup
« d’esprit » comme vous le dites ?
DN : Nous devons gagner trois points et essayer de
faire en sorte que chacun croit en ses chances. Nous savons que les deux points
contre Ferrer et celui du double sont, en théorie, les plus accessible, mais
nous verrons. J'aime jouer contre « Rafa » et avec Ferrer il faut
s’attendre à une partie très difficile. Je suis tranquille, je sais que je peux
gagner ou perdre. Ces cinq matchs seront extrêmement serrés.
Q : Il n’y a plus de tournois ATP sur terre battue,
comment se fera la préparation ?
DN : Heureusement pour nous, la saison sera finit avant
la finale et on aura 15 jours pour se préparer. Sûrement que « Rafa »
et Ferrer joueront le Masters en fin d’année, ils commenceront donc à rejouer
sur terre battue que plus tard. Mais nous savons que l’Espagne est très forte
sur cette surface.
Q : Que donneriez-vous pour gagner la Coupe ?
DN : Pour la Coupe Davis je donnerai tout, je le montre
sur chaque point que je joue, à chaque match. Mon grand objectif est de la
gagner et j'espère que je pourrai le faire cette fois.

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